Vous semblez dire qu'une formation améliorant l'efficacité dans la fonction ne bénéficie pas directement au salarié, puisque vous opposez les 2 termes. Ah bon, il me semblait que garantir, par la formation, l'employabilité sur le long terme des salariés, et leur éviter de devenir incompétents à 10 ans de la retraite, n'était pas contraire aux leur intérêt....
J'irai même jusqu'à dire que c'est totalement l'esprit de la loi qui a instauré le DIF: obliger les entreprises, à l'intérieur de leur obligation globale de formation (un %age de la MS, selon leur taille) à former chaque salarié, afin de préserver la compétence et donc l'employabilité de chacun. En gros, il s'agissait de corriger un constat par lequel l'effort de formation se concentrait sur quelques profils pointus, en général déjà bien formés, au détriment des bas niveaux de qualification.
Ceci n'exclut pas des formations sortant du périmètre des compétences de l'entreprise, dans le cadre, par exemple, d'un autre projet professionnel, mais il ne faut pas inverser la proposition: les formations professionnalisantes dans l'entreprise ne sont pas un détournement du DIF!!!
Une bonne pratique vue dans de nombreuses entreprises: les formations correspondant aux objectifs de formation de l'entreprise et du salarié, conjointement, sont prises sur le DIF et sur le temps de travail; les formations correspondant à des objectifs extra professionnels ou à un autre projet professionnel (sauf si l'entreprise en est d'accord, pour faciliter une reconversion externe qu'elle souhaite aussi) sont prise sur le DIF mais hors temps de travail....